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Le hameau de la Fargatte, relais et carrefour


L'école du hameau accueillait beaucoup d'enfants issus de familles nombreuses. Elles vivaient toutes "chichement", c'est-à-dire difficilement. L'épicerie faisait beaucoup de crédits : pour 100 gr de morue, du tabac, ou de la "gnôle" qui réchauffait pendant les hivers rigoureux. Les réserves pour les périodes difficiles ne suffisaient en effet pas toujours. Alors évidemment, les hommes étaient plus solidaires, ils s'entreaidaient.



Cette vie plus ou moins en commun était rythmée d'autres évènements permettant de se rassembler : le battage du blé par exemple était considéré comme une cérémonie pieuse ; le dimanche, on montait de la Fargatte au village pour rendre des visites et aller au culte protestant. Les veillées autour de la cheminée se partageaient couramment, des repas étaient organisés, les échanges se faisaient en patois…

Le temps a passé, la société a changé et la Fargatte aussi : les familles sont parties vivre un vie plus facile ailleurs, l'épicerie a fermé, victime de la nouvelle consommation en supermarché, les maisons secondaires se sont imposées mais restent vides une grande partie de l'année…


Mais à la Fargatte, les gens de l'extérieur fraîchement installés incitent à l'ouverture à l'autre. La Fargatte voit toujours dans l'échange, l'action commune, une solution réelle aux problèmes d'aujourd'hui. On y fait par exemple du théatre dans l'ancienne école, comme avant ; et face aux esprits individualistes, on oppose la solidarité d'antan… pour que le hameau garde son caractère humaniste qui lui a autrefois permis d'exister et de survivre.


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Cet article a été réalisé avec l'aide précieuse de Mme Pealapra, habitante de la Fargatte.